Chapitre 12 - Lie to Me
Harry s’était précipité en dehors de la villa. Il ne pouvait pas rester. Tom avait tout découvert. Bien sur, ça n’aurait pas dû le surprendre. Tom était intelligent, trop peut être. Qu’est-ce qu’il allait bien pouvoir faire ? Il allait forcément mettre tout le monde au courant. Angela ne lui parlerait plus jamais… Et Sirius non plus. Il n’aurait jamais l’occasion de voir sa mère.
Sa vie ici était finie. Jamais il ne serait tranquille ici. Si tout ça s’apprenait, alors il serait capturé, on l’interrogerait, et on ferait probablement des expériences sur lui… Il serait enfermé comme un criminel.
Non ! Il ne se laisserait pas faire. Il préférait mourir avant, mais d’abord, il devait voir les esprits.
Il entendit vaguement son nom hurlé dans la rue, mais il ne s’arrêta pas de courir. Il ne pouvait pas se laisser capturer. Tom lui ferait forcément du mal. Il allait chercher des réponses et il ferait tout pour les avoir.
Des larmes coulèrent sur ses joues. Il avait l’impression d’être revenu quelques mois auparavant, où il fuyait la mort, où il se battait pour sa liberté et sa vie.
Il héla un taxi et entra précipitamment dans le véhicule, avant d’ordonner plus qu’il ne demanda, qu’il le conduise à l’ancien Ministère de la magie.
Harry savait exactement où aller.
Le voile.
C’est là qu’il se rendait. Ici, c’était une relique qui ne servait pas à grand chose. Dans ce monde, peu de personnes voyaient les autres mourir, aussi, la connaissance de l’arche c’était doucement évanoui depuis la première guerre mondiale. Elle était toujours au même endroit, sauf que plus personne n’y allait. C’était à peine un musée, tout le monde pouvait y entrer, même si de nombreux sortilèges préservaient l’endroit, et évitaient qu’il soit dégradé.
Il paya rapidement le chauffeur qui partit sans demander son reste, et quant à lui, il arriva devant l’entrée dévoilée, et qui s’enfonçait dans les sous-sols de Londres. Personne ne se trouvait dans les sous sols. C’était étrange pour lui de revenir à cet endroit. Le nouveau Ministère n’avait rien à voir, et en fait, il gérait tellement de personne à présent, qu’il était dispersé en plusieurs sites, répartis dans tout Londres.
Harry s’enfonça plus profondément, passant les étages, jusqu’à arriver au tout dernier. Le département des mystères. Il parcourut rapidement les couloirs, débouchant tout d’abord sur l’ancienne salle des prophéties, vidée entièrement, ne laissant qu’un vaste espace sans vie.
Finalement, après s’être longuement rappelé avec nostalgie son passage dans ce département à la fin de sa cinquième année, pour récupérer la prophétie, Harry arriva dans la salle de la mort, là où était entreposée le voile. Il savait que c’était là qu’il devait aller. Quel meilleur endroit que la salle de la mort, après tout, pour trouver ses créations ?
Le jeune homme avança vers l’immense piédestal où était entreposé l’arche et son voile. Et s’il se jetait tout simplement dedans ? Qu’avait il à perdre maintenant ? Harry leva la main vers le voile, le même qui lui avait arraché son parrain, tant d’années auparavant.
« Tout, Harry Potter. Tu as tout à perdre. » Retentit la voix fantomatique de l’un des esprits des reliques de la mort. « Tu ne dois pas abandonner maintenant, tu ne fais que commencer ta vie ici.
-Ma vie n’a pas de sens, vous le savez. J’aurai dû accepter de disparaître, au lieu de venir ici, ça ne m’apporte que des ennuis, et j’en ai assez de me battre. J’aurai dû mourir là bas ! Voldemort m’avait tué, j’allais retrouver ma famille, mais non, il fallait que vous vous en mêliez, que vous me gâchiez la vie ! Je n’ai même pas voulu vous rassembler, maudites reliques ! » Harry souffla, et s’effondra par terre, en larme. « Pourquoi vous ne m’avez pas laissé mourir ?
-Tu es le Maître de la mort, notre Maître, nous ne pouvions pas te laisser mourir. Et tu nous as réunis. Tu nous as libéré.
-Je me fiche d’être le maître de la mort ! Je… J’étais très heureux de mourir là bas ! J’allais enfin retrouver mes amis ! Ma famille ! Et je ne sais même pas ce qu’il est advenu au Harry Potter de ce monde ! Est-ce que ma venue ici l’a tué ? Lui aussi devait avoir une famille et des amis, qu’est-ce qu’il est advenu de lui ? »
Harry se tue, épuisé de s’énerver pour rien. Il n’y pouvait rien, mais ne pouvait s’empêcher d’être énervé, d’être en colère pour tout ce qu’il se passait, et pour tout ce qu’il ne contrôlait pas. Pourquoi est-ce que c’était sa vie qui était ainsi manipulé ? N’avait il pas déjà donné ?
« Le Harry Potter de ce monde était condamné. » Fit l’un des trois esprits. « Les mondes connexes sont rares, et tu as la chance de tout recommencer, de donner à la vie de ce garçon un sens, en prenant sa place, en étant heureux à ton tour, pour toi et pour lui. Mais si tu désires mettre fin à tout cela dès maintenant, tu peux passer à travers le voile, et rejoindre notre créateur. »
La mort. Elles lui offraient malgré tout la mort. Harry se leva. Il n’y arriverait pas. Il le savait. Sirius découvrirait, tout comme Tom, toutes les bizarreries de la vie qui était les siennes, et il se ferait persécuter. Autant mourir tout de suite, sans douleur. Harry tendit à nouveau la main vers le voile.
« HARRY ! NON !! »
OoO
Tom se releva brusquement en jurant. Merde, quel idiot ! Pourquoi avait il réagi comme ça ? Harry avait été clairement perturbé par les reproches qu’il lui avait fait. Il aurait dû rester calme, lui présenter le dossier, et l’écouter, au lieu de l’agresser comme il l’avait fait.
« HARRY !! » Hurla-t-il dans la rue, sans pour autant voir de trace de son amant.
Il devait le trouver, et de suite.
Immédiatement, Tom transplana hors de la propriété et apparu dans l’appartement de Angela. Celle-ci le regarda avec des yeux ronds, sans pour autant dire un mot.
« Angela ! Harry… Il faut que je le retrouve ! Est-ce que tu sais où il irait si jamais il ne pouvait pas venir ici ?
-Qu-Quoi ? Mais de quoi tu parles Thomas ? Tu as perdu l’esprit ? Attends, ne me dit pas que c’est avec toi que Harry était hier soir ?
-Par Morgana, Angela, dis moi juste si tu ne sais pas où il pourrait être ? C’est important, très important, je t’en pris ! »
Devant son air paniqué, la blonde se leva et se dirigea d’un pas vif vers la chambre de Harry, où après avoir fouillé dans plusieurs tiroirs, elle sortit un petit cahier.
« Son journal intime. Il y a des sortilèges dessus, je n’ai jamais réussi à le lire. » Tom sortit sa baguette et en quelques mouvements, défis les quelques sortilèges qui l’empêchaient de le lire. Il n’avait pas le temps de s’attarder sur sa conscience qui lui disait que c’était tout de même l’intimité de son fiancé qui était en jeu. « Tom, qu’est-ce qu’il se passe ? » Demanda-t-elle doucement.
-Harry n’est pas celui que l’on croit, mais j’ai abordé le sujet un peu… Cavalièrement, et j’ai peur de ce qu’il pourrait faire, maintenant que je l’ai acculé dans ses derniers retranchements. Je dois le retrouver… »
Tom ouvrit le cahier et lorsqu’il lut les premières phrases, sa respiration se bloqua de surprise.
« Je m’appelle Harry Potter Evans, j’ai 23 ans, 24 en juillet prochain. J’ai tué un mage noir, et je viens d’une autre dimension. »
Une autre dimension. Par Merlin.
Il n’eut pas le temps de continuer qu’un énorme tas de plume noir lui fonçait dedans. L’oiseau de Harry, River Song, venait de voler le journal intime.
« Rends moi ça, oiseau de malheur ! Tu ne vois pas que j’essaie de trouver Harry ? Qui sait ce qu’il pourrait faire dans son état ! »
Il était réellement inquiet. Harry avait eu l’air si désespéré, ses yeux était un véritable miroir sur son âme, et ce qu’il avait vu lui avait fait peur.
River Song sembla comprendre l’enjeu de sa colère. Le corbeau lâcha le cahier sur le lit, mais au lieu de repartir à ses activités, se posa à côté, et avec son bec, se mit à tourner les pages, jusqu’à s’écarter, le laissant voir.
« Je dois vraiment apprendre ce qu’il s’est passé dans ce monde. Apparemment, James Potter, mon père, est mort ici aussi, mais ma mère est toujours en vie. Je vais vraiment la rencontrer ! Sirius a dit qu’il m’aiderait, j’ai tellement hâte… J’ai peur aussi. Et si elle ne m’aimait pas ? Toute ma vie j’ai eu envie de lui parler…
Je dois absolument allé au Département des Mystères. Je pense vraiment que l’Arche et le voile est le seul point où je pourrai trouver les questions à mes réponses. J’ai besoin de me rassurer, j’ai besoin de savoir que je n’ai pas tué le Harry de ce monde en arrivant ici après ma mort. Les esprits y seront forcément. »
Tom s’assit sur le lit et se prit la tête dans les mains. Ce n’était pas possible. Harry était bien mort alors ? Harry ne venait pas de ce monde ? Pourtant, il le sentait, à travers leur lien. Il regarda le corbeau un instant. Ce n’était pas par hasard s’il lui avait montré ce passage. River Song coassa et tapota avec le bout du bec le passage sur le Ministère. Mais le département des Mystères n’existait plus aujourd’hui ! C’était une vieille bâtisse enterrée qui ne servait plus à rien, mais que l’on conservait pour rappeler le passé, il n’y avait plus rien, pourquoi est-ce que Harry voudrait y aller ?
‘Il y a le voile !’ S’alarma-t-il.
« Merci beaucoup Angela, je crois savoir où il est ! »
River Song s’accrocha à son épaule, et coassa bruyamment. Tom comprit que l’oiseau voulait venir avec lui, et il transplana à nouveau.
Cette fois-ci, il apparut devant l’entré de l’ancien Ministère. Harry était tout proche, il le sentait à travers leur lien. Tom s’engouffra dans l’entrée, puis resta figé. L’endroit était immense, après tout, c’était l’endroit où avait été concentré tous les pouvoirs pendant des siècles, avant que les sorciers ne soient connus de la population mondiale. Il devait être venu dans toute sa vie seulement une fois dans cet endroit, et jamais il ne s’était amusé à le visiter entièrement ! Ça aurait pris trop de temps…
« Coaaa ! » Fit River Song en s’envolant, fonçant à travers les couloirs sombres.
Thomas illumina l’atrium d’un ‘lumos’, et se mit à courir derrière le corbeau, qui devait sentir instinctivement où était son maître. Ils arrivèrent finalement dans une salle immense, où était posé une arche, avec flottant sur elle un voile déchiré. Harry était debout devant elle, ses yeux encore rouges des larmes qu’il avait versé.
« Tout, Harry Potter. Tu as tout à perdre. » Entendit il. Il tourna le regard vers trois silhouettes féminines et fantomatiques qui étaient soudainement apparus autour de son amant. Qu’est-ce que… Qui était elle ? « Tu ne dois pas abandonner maintenant, tu ne fais que commencer ta vie ici.
-Ma vie n’a pas de sens, vous le savez. J’aurai dû accepter de disparaître, au lieu de venir ici, ça ne m’apporte que des ennuis, et j’en ai assez de me battre. J’aurai dû mourir là bas ! Voldemort m’avait tué, j’allais retrouver ma famille, mais non, il fallait que vous vous en mêliez, que vous me gâchiez la vie ! Je n’ai même pas voulu vous rassembler, maudites reliques ! »
Tom vit avec peine Harry tomber à terre. Il voulut courir auprès de lui, et le rassurer, lui dire que tout irait bien, mais tout se mélangeait dans sa tête. Qui était Voldemort ? Était-ce le mage noir dont il parlait dans son journal intime ? Et quelle était cette histoire de reliques ? Cela lui semblait familier… Mais oui ! Le compte des trois frères Peverrell ! Les trois frères qui avaient gagné de la Mort elle même trois reliques, une baguette invisible, une cape d’invisibilité permettant de se cacher de la mort, et une pierre ramenant les morts. Mais alors…
« Pourquoi vous ne m’avez pas laissé mourir ? » Souffla Harry, si bas que Tom eut du mal à l’entendre, malgré l’échos, et d’une voix qui lui brisa à nouveau le coeur et qui lui serra l’estomac. Lui ne voulait pas que Harry meurt, peu importe qu’il ne soit pas le nourrisson qu’il avait porté dans ses bras lorsqu’il n’était qu’un enfant. Harry était à lui, peu important le monde duquel il venait.
-Tu es le Maître de la mort, notre Maître, nous ne pouvions pas te laisser mourir. Et tu nous as réunis. Tu nous as libéré.
-Je me fiche d’être le maître de la mort ! Je… J’étais très heureux de mourir là bas ! J’allais enfin retrouver mes amis ! Ma famille ! Et je ne sais même pas ce qu’il est advenu au Harry Potter de ce monde ! Est-ce que ma venue ici l’a tué ? Lui aussi devait avoir une famille et des amis, qu’est-ce qu’il est advenu de lui ? »
Le Maître de la mort ? Cette histoire était bien réelle ? Certes, il ne savait rien du monde parallèle d’où venait Harry, mais cela signifiait bien que la Mort existait bel et bien, et que les reliques existaient. Harry avait réuni les reliques… Le Maître de la Mort. S’il s’attendait à ça.
« Le Harry Potter de ce monde était condamné. » Expliqua l’un des esprits.
Tom savait qu’alors, si Harry n’était pas venu dans ce monde, alors jamais il n’aurait… Quoi d’ailleurs ? Connu l’amour ? Probablement en fait. Il ne savait pas s’il aimait Harry, mais depuis tout petit, il savait que jamais il n’épouserait quelqu’un d’autre que Harry, jamais il n’en avait douté. Harry était à lui, rien qu’à lui. Il ne l’appréciait pas seulement parce qu’il était son fiancé, loin de là. Il l’aimait parce qu’il était si incroyablement beau, tête brûlé, têtu, impertinent, intelligent… Parce qu’il était lui, tout simplement.
« Les mondes connexes sont rares, et tu as la chance de tout recommencer, de donner à la vie de ce garçon un sens, en prenant sa place, en étant heureux à ton tour, pour toi et pour lui. Mais si tu désires mettre fin à tout cela dès maintenant, tu peux passer à travers le voile, et rejoindre notre créateur. »
Tom mit quelques secondes à réagir, pendant lesquelles Harry s’était avancé vers le voile.
« HARRY ! NON !! »
La main du jeune homme se baissa et il se tourna brutalement vers lui. Tom vit les yeux s’écarquiller, mais il ne s’en préoccupa pas. Harry s’éloignait déjà de l’arche, et c’est tout ce qui comptait.
« Je t’en pris Harry ! Ne fais pas ça ! Je ne veux pas que tu meurs, même si tu n’es pas vraiment de ce monde, je veux que tu restes ici. Reste pour toutes les personnes que tu as rencontré, celle que tu n’as pas encore rencontré, et pour toutes les personnes qui t’aiment ! Angela, Sirius, Scorpius, ta mère… Moi. » Il s’avança vers l’arche, et rejoignit Harry qui avait cessé de bouger. « Je me fiche de qui tu es… Je t’aime comme tu es. Reste.
-Je ne suis pas le Harry de ce monde… » Fit il d’une voix hésitante mais soudainement faible.
-Il est mort. J’ai fait rassemblé un dossier, parce que je voulais savoir… Jamais je ne l’aurai connu, il serait mort, même si tu n’étais pas venu ici. Il n’a pas eu une vie facile, mais j’ai l’impression la tienne a été pire, et je veux te rendre heureux. Je ne veux pas que tu me quittes.
-Pourtant… La façon dont tu as réagi…
-Je suis désolé… Tellement désolé d’avoir réagi ainsi. »
Tom s’était rapproché de Harry au fur et à mesure qu’ils parlaient, et il tendit le bras pour le serrer contre lui, murmurant des excuses à son oreille.
« Vous n’avez plus besoin de nous, Maître ? » Retentirent les voix fantomatiques des reliques.
-Je ne crois pas, non… Merci. » Répondit-il faiblement, en se laissant aller dans les bras fort de son amant, leur lançant un dernier regard alors que leurs silhouettes disparaissaient.
Tom fit descendre Harry du piédestal, les éloignant lentement, jusqu’à ce qu’ils sortent du bâtiment.
« Je vais nous faire transplaner jusque chez moi, tu es prêt ? » Harry se contenta de hocher la tête, et une seconde plus tard, il sentit un crochet tirer son nombril, et ils disparurent.
OoO
Harry raconta tout à Tom, dans le moindre détail. La façon dont leur monde divergeait, les horreurs de la guerre, des deux guerres mondiales, et des deux guerres sorcières. Il lui raconta sa vie, sans s’arrêter, le visage de son amant pâlissant à chaque nouveau détail. Harry ne s’en formalisa pas, il était un soldat, ce genre de chose ne le touchait plus depuis longtemps.
« Tu… Harry… Tout ça est tellement horrible.
-Oui, je sais. Mais ce n’est pas de ta faute, tu ne viens pas de mon monde. La guerre est fini, et tout ce qui la représentait à été détruite durant cette dernière bataille où Voldemort et moi sommes morts.
-Et c’est pour ça que tu me fuyais, au tout début. C’est parce que je lui ressemble… » Le visage de Tom reflétait tout son dégoût de ressembler à cet homme si diabolique. Certes, il avait parfois des opinions très extrémistes, et il n’hésitait pas à faire le sale travail s’il le fallait, mais jamais il n’irait faire un coup d’État, ou préparer une révolution. Il ne pourrait pas tuer des milliers de personnes pour atteindre ses objectifs.
-Au début oui, mais après j’ai vu que tu n’étais pas comme lui, la seule chose que vous partagez, ce sont vos yeux rouges, mais tu ne lui ressembles pas, tu es complètement différent. Jamais Voldemort ne se serait attaché, jamais il n’aurait montré ses sentiments. Ce serait montrer ses-
- -Faiblesses ? » Harry acquiesça. « Je pense que c’est une faiblesse, mais tu es différent. Tu es ma faiblesse. »
Le jeune homme à la cicatrice embrassa l’autre brièvement.
« Tu m’as sauvé, tu sais ? C’est étrange. Dans mon monde, tu aurais tout fait pour me tuer, mais ici… Ici tu me sauves.
-Jamais je ne te ferai de mal. Je veux que tu restes près de moi. » Harry leva un sourcil, mais son sourire ne faiblit pas.
-Est-ce ta façon de me demander d’emménager chez toi ? » Cette fois, ce fut Tom qui se mit à sourire, renversant son cadet sur le canapé du petit salon.
-Tu es mon fiancé, il est normal que nous habitions ensemble. Et tu seras toujours mieux que dans cet appartement miteux dans lequel tu habites avec Angela ! » Tom se figea un instant, puis se releva. « …Oups. »
Le slytherin alla prendre son téléphone et il entra rapidement le numéro de son amie d’enfance.
« J’ai prévenu Angela de ta disparition… J’ai dû vraiment lui faire peur quand je suis arrivé chez vous pour lire ton journal intime.
-Tu… Tu as quoi ?! Oh mon dieu, elle va me tuer !
-Tu as survécu à un mage noir, et tu as peur d’une squib ? » Se moqua Tom.
-Je ne sais pas lequel des deux est le plus effrayant, sincèrement. »
Et effectivement, Angela leur cria dessus. Elle cria d’abord sur Tom pour l’avoir autant inquiété, puis Harry l’entendit hurler à l’autre bout du combiné qu’il avait intérêt de s’expliquer sur tout ce qu’il y avait marqué dans son journal intime. Après le départ de Tom, plus tôt dans la soirée, elle avait pris son journal et l’avait entièrement lu. Après avoir tout dit à Tom sur son ancienne vie, il allait devoir tout répéter à Angela.
« Ne t’inquiète pas. » Fit Tom, quelques minutes après que Angela est arrêté de crier au téléphone, celle-ci ayant raccroché la première, furieuse. « Elle se calmera, et elle te pardonnera. C’était un gros secret après tout. Elle comprendra pourquoi tu lui as caché ça.
-Je sais, ce n’est pas son genre de rester en colère trop longtemps. Mais je n’aime pas ça quand même. »
Harry se laissa entraîner à nouveau sur le canapé, par un Tom plus qu’entreprenant. Les lèvres de l’homme trouvèrent facilement son cou, et ses mains passèrent sous ses vêtements.
« Je connais un moyen de nous détendre après tout ça.
-Hmm… Je ne suis pas d’humeur… » Murmura-t-il.
C’était un mensonge, bien entendu. Déjà, il sentait son corps s’embraser sous les mains et les lèvres expertes de Tom. Son pull lui fut enlevé en douceur, et bientôt ce fut son pantalon qui tomba par terre. Il n’aurait pas dû se sentir aussi à l’aise avec lui, surtout après tout ce qu’il s’était passé ce soir là, mais maintenant quelqu’un savait pour lui. Tom connaissait son ancienne vie.
« Vraiment Tom… Ce n’est pas raisonnable. » Souffla Harry tandis que des lèvres douces descendaient sur son torse, titillant ses bourgeons sensibles, puis allant se perdre sur son nombril. « Hmm… »
Ses soupirs envahirent la pièce, et Tom revint sur lui, frottant leurs corps ensemble, leur provoquant de délicieux frissons et leur tirant de nombreux gémissements, avalés par leurs lèvres affamées.
« Hm, Tom… » Gémit-il suavement. « Tom… Tu sais… Tu ne m’as pas laissé te toucher hier soir… » Fit il d’une voix taquine et essoufflée. « Ce n’est vraiment pas juste…
-Vraiment ? Je t’en pris Harry, fais donc. »
Tom inversa leur position, laissant Harry au dessus de lui, à cheval sur ses hanches, attendant presque sagement, l’oeil brillant de luxure. Harry posa ses mains sur le torse encore enserré dans ses vêtements, et doucement, détacha les boutons, dévoilant la peau pâle et sans imperfection. La bouche devenue sèche à cette vue, il la posa sur le torse musclé, le vénérant du bout de sa langue. Il n’avait jamais réellement fait ça. Harry n’avait jamais appris à aimer quelqu’un, physiquement du moins. Il avait aimé Ginny, mais leurs étreintes n’avaient jamais été longues et passionnés. Ils ne pouvaient pas, ils n’en avaient pas eu le temps.
Là, il avait envie de prendre son temps. Du temps pour apprendre par coeur le corps de Tom, de savoir où toucher pour le faire brûler de désir, comment l’embrasser pour se faire désirer. Il voulait tout connaître de lui.
Ses lèvres arrivèrent à la lisière du pantalon de son amant, et doucement, après l’avoir déboutonné, défit la braguette en la tirant avec les dents. Harry retint un sourire triomphant lorsqu’il entendit un grognement animal de désir, provenant de l’homme. Il retira le pantalon et le jeta à travers la pièce, puis s’attela à retirer son sous sous vêtement, laissant Tom nu sous lui.
Merlin, il était magnifique. Tout son corps semblait avoir été dessiné puis sculpté par les dieux. Tout en lui était magnifique. Son visage symétrique, sans imperfection, ses yeux rouges carmins, brûlant de passion et de désir pour lui, son torse musclé comme il le fallait, à la peau blanche absolument parfaite, jusqu’à son sexe érigé, suintant déjà, alors qu’il l’avait à peine touché.
Sa main trouva le sexe érigé et le pompa doucement, faisant gémir et frissonner son amant, puis il se pencha lentement dessus, et en gouta le bout. Tom se cambra sous la caresse, et Harry, encouragé dans sa démarche, prit le membre entièrement en bouche. Une main passa dans ses cheveux, caressant doucement sa nuque, et quand il releva les yeux, il tomba sur ceux rouges flamboyants de Tom qui le regardaient d’un air affamé. Ses joues devinrent rouges, et il voulut se relever, mais la main de l’homme appuya sur sa nuque, l’intimant de continuer ce qu’il faisait. Harry feula de désir, et détendit sa gorge. Il recommença ses mouvements de va et viens, léchant la colonne de chair, jusqu’à ce que finalement, Tom le force à revenir vers lui, l’obligeant à lâcher son membre tendu, pour cueillir ses lèvres en un baiser animal.
« Tom » Soupira-t-il lorsque les lèvres de son amant dérivèrent dans son cou, et qu’une main glissa entre ses jambes, retirant finalement son sous-vêtement, dernière barrière entre leurs deux corps. « Oh… » Gémit-t-il encore, lorsque la main de Tom s’enroula autour de son membre. À son tour, il se cambra, et continua de soupirer de plaisir, tout en retenant des gémissements plus francs avec ses dernières parcelles de self-contrôle. « Plus… » Haleta-t-il en se frottant contre son amant.
Tom sourit et allongea Harry sur le canapé, laissant ses doigts glisser derrière les bourses pleines, caressant doucement l’anneau de chair, murmurant un rapide sortilège sans baguette, recouvrant ses doigts de lubrifiant. Il plongea un doigt en lui, s’attirant un délicieux feulement de plaisir, tandis que lui même sentait son bas ventre se contracter d’envie en sentant la chaire brûlante et serrée autour de lui. Très rapidement, il le pénétra d’un second doigt, puis d’un troisième, les pliants sans difficulté, les enfonçant plus profondément, ravi de voir le corps délicieux se plier sous lui, frissonner, et se cambrer, lui donnant l’impression de pouvoir contrôler cette divine créature qu’était son fiancé.
« Tom, je t’en pris ! » Gémit Harry, étalé sur le canapé, les jambes écartées devant lui, ses joues luisantes de larmes de plaisir. « Prends moi… J’ai tellement envie de toi, prends moi maintenant ! » Ordonna-t-il d’une voix tremblante de plaisir, qui ne lui fit pas une seule seconde peur.
-Pas tout de suite, Harry, laisse moi m’amuser un peu. J’aime te voir sans défense. » Répondit il d’une voix rauque, un large sourire affiché sur son visage. Les yeux de Harry brillèrent légèrement, et sa bouche arbora en une adorable moue boudeuse. « Ça n’en sera que meilleur. » Précisa Tom en déposant un baiser sur ses lèvres, sans jamais cesser ses mouvements en lui.
Harry poussa un petit cri quand il atteint sa prostate, son corps convulsant de plaisir sous ses yeux émerveillés. Il avait passé la nuit à jouir de ce corps, et il était toujours surpris de voir à quel point il répondait bien à ses caresses. Harry était vraiment fait pour être aimé, et par lui, si possible. Jamais il ne pourrait le laisser partir loin de lui maintenant. Il ne voulait que lui. Harry était à lui.
Pris d’une impulsion de sentir la peau brûlante et moite de son amant contre la sienne, Tom retira ses doigts de l’antre chaude de Harry, et le prit dans ses bras, l’installant sur ses cuisses, puis il l’embrassa tendrement, laissant ses mains parcourir son dos, ses cuisses, son torse et son visage où ses yeux d’émeraudes brillaient de désir.
« Je t’en pris Tom… » Gémit encore une fois Harry, au bord de l’implosion. Il en avait tellement envie. Il se sentait vide, terriblement vide, il avait besoin de Tom, et il avait besoin de lui tout de suite. Ce n’était plus le même désir brut que la veille, il avait juste besoin de lui appartenir, de le sentir en lui, et qu’il le remplisse à l’extrême. « Je t’en supplie… »
Incapable de résister plus longtemps, ses reins le mordant presque douloureusement, Tom positionna Harry au dessus de son sexe, et l’empala sur lui. Il dû se mordre la langue pour ne pas jouir sur le coup, et se contenta de laisser échapper un grondement de plaisir. Harry n’avait pas eu le même contrôle, et déjà était pris de spasme de jouissance. Il prit son amant épuisé dans ses bras, l’embrassant amoureusement, allant et venant gentiment en lui, caressant son sexe pour le faire revenir à la vie, ce qui ne prit pas bien longtemps. Malgré son état de fatigue, Harry balança ses hanches et son bassin, accompagnant les mouvements de va et viens de Tom, gémissant et criant d’extase, jusqu’à jouir à nouveau, et cette fois-ci, terrassé par son orgasme, il s’effondra sur son amant.
Tom rallongea Harry, gardant ses jambes de chaque côté de ses hanches, et le pénétra vivement, ne retenant plus ses gémissements alors que les muscles internes du petit brun se refermaient irrégulièrement sur son sexe brûlant, jusqu’à s’enfoncer une dernière fois en lui, avec l’impression qu’il atteignait le fond de son corps, et de jouir en lui presque brutalement. Il entendit Harry gémir à cause de son sperme brûlant qui coulait en lui. Il se retira lentement, et murmura un sortilège qui les nettoya, ne laissant plus de trace de semence, puis à son tour, il s’effondra sur le canapé, heureusement assez large pour eux deux. Tom souffla un moment, puis il se releva, prenant Harry dans ses bras pour le conduire à sa chambre. Peut être même leur chambre, désormais.
Ils avaient besoin de repos.